Consommation – 29-03- 2011
Alors que le prix du litre de sans plomb atteint des records et dépasse 1,50 €, les associations de consommateurs réclament des mesures pour juguler l’inflation. De son côté, l‘Etat met son véto à un tarif social pour l’essence.
Malaise face à la hausse des prix de l’essence
Avec une moyenne nationale de 1,51€ le litre de sans plomb à la mi mars 2011 (lire notre article du 17-03-2011), la facture d’essence atteint des sommets et provoque un malaise chez les Français. D’autant que cette situation alarmante se conjugue avec la hausse des prix du gaz, de l’électricité et des produits alimentaires. Dans un sondage paru dans Sud-Ouest Dimanche, 47 % des Français interrogés ont déclaré envisager de réduire leur consommation si le coût continue de croître et 40 % indiquent l’avoir déjà fait.
Les associations de consommateurs réclament des mesures
Côté consommateurs, on s’indigne. Face à la flambée des prix des carburants, l’Association pour l’information et la défense des consommateurs salariés (Indécosa-CGT) accuse le gouvernement de faire « la sourde oreille face à la détresse des consommateurs ! » et pointe du doigt les compagnies pétrolières, soupçonnées de profiter de la situation. Le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) appelle le gouvernement à encadrer les prix des carburants, en se basant sur le code de commerce qui « permet aux pouvoirs publics de déroger à la libre concurrence, dans certaines conditions ».
Pas de tarif social pour l’essence
Que compte faire l’Etat face à cette situation ? Dans une interview à France Info du 10 mars, la Ministre Christine Lagarde a rejeté l’idée de mettre en place un tarif social pour l’essence, comme cela existe déjà pour le gaz, l’électricité ou la téléphonie fixe. « On ne peut pas prendre des mesures de ce type là à une époque où on doit impérativement tenir les finances publiques. » a déclaré la ministre qui a encouragé les automobilistes à préférer si possible le vélo à la voiture. L’Etat a par ailleurs confié à l’Observatoire des prix et des marges une mission de surveillance des tarifs des carburants, avec d’éventuelles sanctions en cas de dérapage des pompistes sur l’affichage des prix.
En l’absence de mesures concrètes, les Français n’ont pas d’autre choix : payer la note salée à la pompe, ou se mettre au vélo…



