Selon le Réso-Club, association d’experts de la fraude identitaire, il y aurait, en France, de plus en plus de faux documents d’identité qui seraient présentés aux organismes sociaux et aux banques. Un préjudice de 20 milliards d’euros pour la France. Explications…
Zoom sur la situation
Qu’il s’agisse de faux passeports, de faux permis ou même de faux titres de séjours, les faux papiers d’identité émergent de façon considérable en France. Ce phénomène pose problème car il contribue de jour en jour à aggraver la situation des finances publiques. Selon le Réso-Club, sur un million de papiers d’identité analysés servant à ouvrir un compte bancaire ou une assurance-vie, 3,6% d’entre eux comportent des anomalies. Christophe Naudin, criminologue et chercheur enseignant à l’université Paris-II Panthéon-Assas, confirme dans une interview du Figaro : « parmi les nombreux cas observés, soit les photographies étaient remplacées, les bandes signalétiques MZR bidouillées ou encore les codes de sécurité effacés ». Il a établi que le taux de fraudes en France franchissait la barre des 6% en ce qui concerne les documents administratifs présentés pour bénéficier de prestations sociales.
Un sujet sensible
Selon Christophe Naudin : « le sujet est politiquement incorrect car il met en cause des personnes en difficulté financière, des précaires, des immigrés et des chômeurs. A ce titre, les responsables des caisses d’assurances familiales ne veulent pas voir cette réalité en face et ont tendance à esquiver quand les élus de la représentation nationale viennent demander un état des lieux. Pourtant, les fraudes s’exercent aujourd’hui à une échelle industrielle ». La tentation pour les fraudeurs est très importante puisque s’ils se font démasqués, les sanctions pénales sont relativement minimes : une amende et une peine d’emprisonnement avec sursis.
Pour plus de détails, lire l’article du Figaro du 14/11/2011.



