Le 5 avril dernier se tenait à Matignon une réunion pour évaluer les mesures susceptibles d’amortir la hausse des prix de l’énergie en France. Parmi ces mesures, il a été décidé de geler les prix du gaz au 1er juillet 2011 jusqu’aux prochaines présidentielles de 2012.
Gel des tarifs du gaz
Les ménages français ont subi une augmentation de 5,2% sur leur facture de gaz le 1er avril dernier. Alors qu’une autre augmentation devait être réalisée au 1er juillet prochain, le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour atténuer la part des factures d’énergie dans le budget total des ménages. Suite aux révoltes dans les pays arabes et à la hausse du cours du pétrole, les prix de l’énergie n’ont cessé d’augmenter. Le 5 avril sur France 2, le ministre du Budget François Baroin annonçait que « le gaz ne bougera pas ». Les associations de consommateurs apprécient ce geste, qu’ils estiment néanmoins insuffisant. Thierry Saniez, délégué général de la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) affirme qu’« il aurait fallu non seulement un gel, mais une baisse ».
Remise en cause du mode de calcul du prix du gaz
Alors que les tarifs du gaz ont augmenté de 20% en un an, Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Energie remet en cause la formule utilisée pour calculer le prix du gaz. Jusqu’à présent, les prix étaient réglementés par des contrats à long terme passés entre GDF Suez et les producteurs de gaz ; ils étaient déterminés en fonction du cours du pétrole. Le gouvernement va donc réviser cette formule. La nouvelle « formule tarifaire » devrait prendre en compte une part importante du prix du marché du gaz.



