Automobile– 24-03- 2011
La prime à la casse a été lancée en décembre 2008 pour relancer l’industrie automobile, dont les ventes étaient en train de s’effondrer. Un an plus tard, fin 2009, la prime à la casse affichait un premier bilan très positif : 2,27 millions de véhicules vendus en France, un record depuis 1990.
Un franc succès chez les automobilistes
Avec 600 000 primes à la casse distribuées en 2009, l’industrie automobile a battu des records de vente grâce à cette mesure. Même tendance positive en 2010, les automobilistes ayant profité de l’offre de reprise jusqu’aux tout derniers jours de décembre.
1,2 millions de primes à la casse
Au total, 1,2 millions d’acheteurs de véhicules neufs ont pu bénéficier de la prime à la casse. Selon les chiffres publiés par l’INSEE en janvier 2011, les achats de voitures neuves ont décollé de +9,9% en décembre 2010 par rapport à novembre, à l’approche de l’extinction de la prime à la casse automobile. Les ventes d’automobiles en 2010 sont restées supérieures de +7,5% à leur niveau de 2008 avant la crise, alors même que la prime a été réduite, passant de 1000€ à 700€ puis 500€.
Une relance économique plus qu’écologique
L’argument écologique (inciter l’achat de voitures moins polluantes) a été largement dépassé par la crise économique du secteur automobile et la nécessité de relancer avant tout les ventes d’automobiles dans un contexte de crise.
Des achats de voitures d’entrée de gamme
D’autre part, les données ont montré que plus de la moitié des consommateurs ont choisi des véhicules d’entrée de gamme, fabriquées en majorité hors de France. Cela pose un problème lorsqu’on sait que la prime à la casse devait contribuer à la relance du secteur automobile français. Le dispositif de prime à la casse a donc séduit les automobilistes et soutenu la demande pendant deux ans, sans pour autant réussir à soutenir l’emploi ni la production automobile française…


